Quand j’ai lancé mes ateliers d’écriture, début 2025, mon intention a directement été de parvenir à les implanter sur le territoire sur lequel je vis, le Val d’Allier. Ici, c’est la campagne, les ateliers d’écriture ne sont pas une activité très répandue, cependant la culture est omniprésente, il y a une forte activité associative, et de nombreux vecteurs de dynamisme culturel et social.
J’ai commencé à proposer les Ateliers de vive voix autour de moi. Je sais que le frein est bien souvent financier. 20 euros, c’est une somme aujourd’hui. Mais pour moi c’est compliqué de descendre sous ce tarif, qui déjà ne me permet pas tellement de me rémunérer à la hauteur de tout le travail de préparation que me demandent les ateliers.
Second frein, la crainte de ne pas savoir écrire, de se planter, de ne pas être capable.
Elle est légitime, mais infondée. Tout le monde y arrive, invariablement. Je ne juge pas la qualité des écrits, je ne suis pas là pour vous dire si ce que vous avez écrit est bon ou mauvais, ce n’est pas mon rôle. Je suis là pour vous donner des pistes, des bouts de pelote à attraper pour remonter le fil de vos pensées, saisir les mots qui vous touchent, ceux qui vous amènent à poser les vôtres sur le papier, et parfois à les partager avec moi et les autres participant·e·s.
Là encore, aucune obligation de lire son texte. Parfois, vous me demandez de le lire à votre place. Parfois, vous préférez le garder pour vous, et tout est valable. Les ateliers sont un espace de liberté, pas de contrainte. Je ne me place pas en posture de sachante, ni en posture de supériorité. Je suis juste là, à côté de vous, je vous regarde écrire, parfois j’écris moi aussi, et tout le temps, vraiment, je vous admire, d’avoir fait ce pas vers vous, de vous être accordé ce temps d’intériorité et de partage à la fois, et toujours je vous remercie pour ce que vous m’offrez à travers vos mots, une réelle confiance et des bribes d’humanité, de force et de fragilité que je conserve longtemps précieusement dans mes souvenirs.
Tout ça pour vous dire, que cet automne, les ateliers de vive voix au café associatif de Chantelle, le Baba Yaga, reprennent. Au printemps, le démarrage a été houleux, je n’ai pu en maintenir qu’un seul, faute d’inscriptions suffisantes. J’espère qu’en cette fin d’année vous serez tout de même quelques un·e·s à oser tenter l’aventure d’écrire à mes côtés.
Trêve de confidences, voici le programme :
Le dimanche 28 septembre, à 15h30, sur le thème de l’adolescence et des mémoires associées.
Le dimanche 12 octobre, à 15h30, sur le thème des chagrins d’amitié, si souvent sous-estimés.
Chaque atelier est à 20€, et il est nécessaire de s’inscrire, soit en m’envoyant un SMS au 06 76 82 66 73, soit par mail à l’adresse contact@lechodelencre.fr.
Je vous espère nombreux·ses, et je vous dis à très bientôt !

